Yvon GEORGET
52 ans, Responsable des aires d’expériences
Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)
CEA-DSM/CNRS-IN2P3
Un chef d’orchestre sur la rampe de lancement
Pierre et Marie Curie faisaient tout eux-mêmes. Ce n’est plus possible aujourd’hui
En me promenant un dimanche dans la campagne, je suis tombé sur une pancarte “GANIL, centre de recherche”. J’ai trouvé ça fascinant ! Nous étions en 1978. J’ai fini mes études à Rennes, j’ai travaillé dans une entreprise privée qui fabriquait des ordinateurs, puis j’ai profité de la vague de recrutement au GANIL [Grand Accélérateur National d’Ions Lourds]. Je m’y suis plus tout de suite. Ici, on construit, on invente des choses, on rencontre des chercheurs de toutes catégories. La palette de métiers est incroyable ! Aujourd’hui, je joue le rôle de chef d’orchestre au sein du groupe responsable des salles où sont étudiées les réactions nucléaires. Le GANIL est un laboratoire où viennent 700 chercheurs-visiteurs par an. Les expériences sont organisées selon un “planning faisceau”. La veille, c’est un peu l’ambiance Cap Canaveral… Tant que ça ne marche pas, on ne rentre pas chez soi. Les chercheurs ont des idées géniales, mais ils comptent sur nous pour la technicité. Pierre et Marie Curie faisaient tout eux-mêmes. Ce n’est plus possible aujourd’hui. On a tous besoin les uns des autres.
Droit images : F.CASTEL

