Stephen MERIGOUT
29 ans, Technicien en radioprotection
Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)
CEA-DSM/CNRS-IN2P3
De la marine au GANIL, mon métier : vous protéger
Suite à des accidents, les gens ont pris conscience du danger et mon métier s’est développé
Avant d'être au GANIL, j'étais dans la Marine nationale : Brest, Toulon, Cherbourg... et à bord du Charles-de-Gaulle. Sur le Porte-avions, c'étaient les réacteurs nucléaires. Au GANIL, c'est l'accélérateur de particules. Mais
mon rôle est le même. Je surveille l'exposition aux rayonnements ionisants. Le problème avec la radioactivité, c'est qu'on ne sent rien, alors que ça peut être dangereux. Suite à des accidents graves, les gens ont pris conscience de ce danger et mon métier s'est développé. Au GANIL, nous sommes là pour informer toutes les personnes et assister celles qui vont en salles zonées. Pour une personne travaillant dans ces salles l'objectif dosimétrique du GANIL est une dose inférieure à un milliSievert par an (vingt fois inférieure à la dose maximale autorisée pour des travailleurs du nucléaire). Cette faible dose est la dose maximale annuelle que tout le monde peut recevoir en vivant à proximité d'installations nucléaires. Et puis, il ne faut pas oublier que la radioactivité est naturelle. Même notre corps est source de radioactivité.
Droit images : F.CASTEL

