Jean-Luc FLAMBARD
48 ans, Opérateur et sourcier
Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL)
CEA-DSM/CNRS-IN2P3
La petite histoire du GANIL
Plus que des individus, nous sommes une même équipe
Au GANIL [Grand Accélérateur National d’Ions Lourds], nous ne sommes que dix-huit à faire le même métier d’opérateur. Plus que des individus, nous sommes une même équipe, organisée en postes de 3/8 pour être toujours là et assurer le relais auprès des physiciens. Nous veillons au bon fonctionnement du faisceau, un faisceau qui doit correspondre aux besoins des chercheurs. Ils se succèdent avec leurs expériences. Nous réglons la machine selon leurs besoins. On peut dire que nous sommes “la petite histoire du GANIL” puisque nous sommes présents de jour comme de nuit, et les week-ends, afin d’assurer le relais avec nos collègues. Mon métier est plus précisément celui de sourcier, c’est-à-dire que je fais partie de ceux qui sont à la source du faisceau d’ions. Nous sommes indispensables au bon fonctionnement de la machine, d’où le roulement de notre groupe en postes. On vit d’ailleurs un peu une histoire de famille... On voit plus nos collègues que nos enfants ! C’est “boulot, boulot”. On a un peu de mal à se décrocher de cette machine exceptionnelle.
Droit images : F.CASTEL

