390 scientifiques à Caen pour le projet Spiral2 au GANIL - 27 Janvier 2010
Du 25 au 28 janvier, 390 scientifiques du monde entier dont de nombreux représentants des Ministères de la Recherche de nos partenaires européens, seront réunis à Caen pour présenter et discuter de l’avancée du projet Spiral2
L’installation Spiral2 sera une nouvelle infrastructure de recherche destinée à produire en abondance des noyaux exotiques, noyaux n’existant pas à l’état naturel sur Terre. L’intérêt que lui porte la communauté scientifique internationale ne cesse de croître. Du 25 au 28 janvier 2010, 390 physiciens et ingénieurs se réunissent au Mémorial de Caen pour faire le point sur le projet.
Spiral2, une envergure internationale
Depuis son lancement en 2005, le projet n’a cessé de voir son envergure s’élargir.
« Il suscite aujourd’hui l’intérêt des scientifiques du monde entier », souligne Sydney Gales, directeur du Ganil et directeur adjoint scientifique de l’IN2P3 du CNRS. En 2006, plus de 200 nouveaux chercheurs avaient déclaré leur intention de rejoindre les 400 physiciens nucléaires travaillant au Ganil pour proposer de nouvelles expériences et instruments pour Spiral2. En 2010, 390 scientifiques participent à la troisième édition de cette conférence totalement dédiée à Spiral2. Une session dédiée aux partenariats européens est spécialement organisée le mercredi 27.
Spiral2, l’avenir du Ganil et de la physique nucléaire française
« Spiral2 est aussi le projet de priorité nationale du CEA et du CNRS en physique nucléaire. C’est une nouvelle ère pour le GANIL à l’aube d’une nouvelle décennie » poursuit Sydney Gales. « En 2006, l’Europe a sélectionné Spiral2 sur la liste de l’ESFRI(1), liste très convoitée des 35 plus importantes infrastructures de recherche toutes disciplines confondues à construire dans les prochaines décennies ».
Innovation et haute technologie en Basse Normandie
Fruit de collaborations techniques et scientifiques entre des laboratoires français, européens et internationaux(2), Spiral2 doublera le potentiel de recherche du Ganil et le rendra unique au monde. « La machine est conçue comme un puzzle dont les différentes pièces sont aujourd’hui en construction en Normandie, ailleurs en France, en Europe et dans le monde », ajoute Marcel Jacquemet, chef du projet Spiral2 et directeur adjoint du Ganil « En 2011, ce puzzle sera assemblé dans les nouveaux bâtiments au GANIL et dès 2012, les premiers tests auront lieu. Cette machine est un véritable bijou d’innovation et de haute technologie. C’est pour faire le point sur l’avancement du projet et passer la vitesse supérieure sur la mise en place des premières expériences que les responsables de la communauté internationale se réunissent du 25 au 28 janvier à Caen ». Spiral2 est fortement soutenu par l’Etat et les collectivités territoriales, celles-ci étant depuis 30 ans très attachées au développement du Ganil.
« En accueillant ce très grand instrument de recherche, la Normandie entre dans le club très fermé des grandes régions de l’Europe de la science » souligne Marcel Jacquemet. « Le premier objectif du projet Spiral2 est le progrès de la connaissance sur le noyau atomique. Cette physique nucléaire a de nombreuses applications depuis les futures sources d’énergie jusqu’aux nouvelles thérapies du cancer. » Plus prosaïquement, par-delà les investissements qui alimenteront directement ou indirectement l’activité économique de la région durant la construction, une installation comme Spiral2 garantit près de 400 emplois directs permanents, plus de 600 chercheurs en séjour de moyenne durée. Une telle machine prépare un bel avenir à la place de Caen et à la région, la rendant ainsi attractive et high-tech pour la recherche et l’industrie».
Les principales étapes de Spiral 2
2005 : lancement du projet
2006 : Début de la construction des accélérateurs
2010 : enquête publique
2010 : Début de construction des bâtiments
2012 : début des tests de production de faisceaux d’ions
1) ESFRI ((Forum stratégique européen sur les infrastructures de recherche)
2) Le projet rassemble à ce jour les collaborations de 15 laboratoires français (8 laboratoires de l’IN2P3 (CNRS) & 7 laboratoires de différents pôles du CEA) ainsi que de 14 laboratoires étrangers (GSI en Allemagne, Lanzhou en Chine, LEA en Italie, Isolde au CERN, LEA Copigal en Pologne, IFIN en Roumanie, RIKEN au Japon, BARC en Inde, Saraf en Israël, Dubna en Russie, HRIBF à Oak Ridge, MSU-NSCL et Argonne NL aux USA)

